LIVRE PHOTO

29,90 € euros - 160 pages

Parution le 17/05/2018

ISBN 978-2-35887-068-9

Édition bilingue

COLLECTION
BEAUX LIVRES

 

 

Marins tatoués

Jérôme PIERRAT , Éric GUILLON

Illustrations de Stéphane Valley

En 1769, l’Endeavour de Cook jette l’ancre à Tahiti. Les marins y assistent à l’étrange cérémonie du «tatau» qui consiste à décorer le corps de marques bleutées en injectant de l’encre sous la peau. Envoûtés, ils succombent eux aussi à la coutume locale. À leur retour, ils décrivent avec enthousiasme et nostalgie cette vie paradisiaque : l’attrait pour le tatouage est né, définitivement accolé à l’exotisme et à l’érotisme. Bientôt, le phénomène se propage et on assiste à une véritable rage du tatouage : les exhibitions de marins tatoués obtiennent un immense succès, la classe ouvrière se laisse séduire. Dans les villes portuaires s’ouvrent les premiers studios et la folie du tatouage gagne l’Amérique, envahissant le port de New York avant de se propager à la côté Ouest. Des spécialistes de ce nouvel art imposent leur nom et leur style.
À travers plus de cent soixante photographies de marins américains, ce beau livre nous présente l’histoire de cette pratique, décryptant les différents motifs et dessins des tatoués avec une série d’illustrations originales, mêlant esthétique du portrait photo et archives uniques.

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29,90 € euros - 160 pages

Parution le 17/05/2018

ISBN 978-2-35887-068-9

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Les Auteurs

Jérôme PIERRAT

Jérôme PIERRAT

Né en 1971, historien de formation, Jérôme Pierrat est journaliste d'investigation spécialisé dans le grand banditisme et écrivain. Il est également le rédacteur en chef de la revueTatouage magazine.

Éric GUILLON

Éric GUILLON

Éric Guillon, spécialiste de la justice militaire et de l'histoire du Milieu français, est journaliste.

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INTRODUCTION

 

« Un marin sans tatouage n’en est pas vraiment un », affirmait le célèbre tatoueur américain Samuel O’Reilly. L’homme savait de quoi il parlait : pendant près de trente ans, dans sa boutique du port de New York, il avait vu défiler des milliers de matafs venus de tous les horizons… Un courant porté par le patriotisme, le mimétisme et un indiscutable vague à l’âme que tout marin véhicule à travers les océans du monde. Ceux de la Navy plus que d’autres ? Peut-être… Car si le tatouage était autrefois le signe particulier du marin, il a indéniablement fait partie intégrante de l’uniforme des boys de la Navy.
La vogue du tatouage de marin avait pris naissance des années plus tôt, au temps de la marine à voile et des grandes découvertes. En 1769, le capitaine anglais James Cook, qui sillonne les mers du Sud à bord de l’Endeavour, jette l’ancre à Tahiti. Entre autres coutumes locales, il découvre celle du tatau (de « ta », signifiant « heurter » ou « frapper ») qui consiste à décorer le corps de marques bleutées en injectant une sorte d’encre sous la peau. Envoûtés par le charme de l’île et de ses habitants, ses matelots succombent à la pratique qu’ils baptisent tattow. Le mot fera le tour du monde…
Grâce aux marins de l’Endeavour, le tattow se répand comme une traînée de poudre à bord des vaisseaux de toutes les marines, particulièrement chez les Anglo-Saxons, moins soumis à l’interdit religieux qui frappe les coutumes de « sauvages ».
L’encrage ne mettra que quelques dizaines d’années pour s’implanter profondément et durablement au sein de la marine américaine, la Navy. En 1846, Martin Hildebrandt, un émigré allemand, découvre l’Amérique comme des milliers de ses compatriotes. Il est apparemment un homme comme les autres attiré par les sirènes du Nouveau Monde… Mais alors que d’aucuns rêvent de faire fortune comme fermier, homme d’affaires ou chercheur d’or, Hildebrandt choisit d’ouvrir un « Atelier » de tatouage, selon ses propres termes. Lui-même, probablement ancien matelot, porte sous la peau de nombreux souvenirs bleutés : un virus qu’il compte bien propager à travers le pays. À l’époque, l’encrage s’est largement répandu dans l'ensemble du monde occidental, mais il reste une pratique d’amateurs, presque exclusivement de navigateurs. On pique pendant les longues traversées pour chasser l’ennui et les idées noires, ou dans les ports, en dilettante, sur le coin de table d’une taverne entre deux chopes de bière.

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